Le sujet a fait l’objet des échanges ce 19 février à PROMOTE entre les responsables du ministère de l’industrie, des mines et du développement technologique et les experts de l’entreprenariat au Cameroun.

La transformation digitale au Cameroun peine à décoller du fait du refus d’oser de certains entrepreneurs. Or, il est pourtant clair que « si nous n’allons pas vers le numérique, le numérique va s’imposer à nous », du fait des mutations dans le domaine des TIC qui ne cesse de prendre de l’ampleur. C’est dans cette lancée que le pavillon de l’industrie camerounaise, en partenariat avec le GICAM a vu bon d’organiser un ensemble de colloque à PROMOTE, pour édifier les acteurs de la chaine industrielle, sur l’importance de la digitalisation des entreprises. Les entreprises, qui, actuellement se trouvent au niveau 1.0 doivent pouvoir atteindre le niveau 4.0 à l’horizon 2020 pour une couverture industrielle de la sous-région Afrique Centrale en matière de digitalisation des entreprises.

Pour concrétiser cet état de choses, les entreprises doivent nécessairement passer par des étapes importantes que sont le développement de l’ADN numérique, l’adaptation des nouvelles technologies aux entreprises, la recherche de nouveaux partenaires et l’acquisition des nouvelles expériences.  A terme, si les entreprises camerounaises s’arriment à la numérisation, cela permettra de générer la croissance d’une part et de créer des emplois d’autre part (directeurs des formations en conception, directeurs d’écoute, professeur en marketing digital... mais avant d’y arriver, il faut nécessairement passer par la formation du personnel, l’optimisation du processus et la transformation des produits.

C’est cette logique que suit le Plan Directeur d’Industrialisation Cameroun, qui repose sur cinq piliers à savoir la forêt et le bois, le textile, les mines, la métallurgie, l’hydrocarbure et la chimie et pharmacie.  Ces piliers sont portés par deux sauts à savoir les infrastructures et le financement qui doivent permettre au Cameroun de couvrir en 2020, un niveau d’industrialisation en Afrique central plus le Nigéria. Dans ce sens, certaines start-up se sont déjà mis à la page de la digitalisation. C’est le cas de la start-up Cleverhome qui a mis sur pied une application maison qui permet de contrôler sa consommation en énergie à partir de son téléphone portable. Beaucoup reste à faire en terme de sensibilisation aussi bien au niveau des entreprises publiques, privés et même des consommateurs.

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