Le bureau régional Afrique s’est donné deux jours pour outiller les journalistes sur la couverture des évènements liés au « terrorisme et à l’extrémisme violent », sous la présidence du représentant du ministre de la communication, Felix Zogo.

Ils étaient environ une trentaine de journalistes venus de plusieurs pays d’Afrique ayant pris part à cet atelier. Ces travaux qui se tiennent dans un contexte où le Cameroun et ses pays voisins connaissent encore des crises liées au terrorisme, avaient pour maitre mot, « l’amélioration des capacités des médias sur la couverture des évènements liés au terrorisme et à l’extrémisme violent ». Au sortir de cette rencontre, ils sont désormais reporter-supporter. La distance et la neutralité dans le traitement de l’information n’existe plus pour eux, au mépris de l’impact de leur écrit sur la société « Il faut que les journalistes soient des ambassadeurs d’un nouvel ordre mondial où on promeut un journalisme saint, assaini, qui travaille à la promotion des valeurs humaines » a fait savoir Evelyne Owona Essomba, présidente de l’UPF section Cameroun. Le contexte fait aggraver le phénomène, manifestation, revendication, extrémisme. Face à cet état de chose, l’Unesco propose un guide des médias face au terrorisme. Le sensationnalisme et la stigmatisation sont à bannir « c’est le journaliste qui porte l’information et c’est lui qui amplifie. Le terroriste voudrait pour sa part se faire connaitre et il mène une action criminelle » a expliqué Felix Zogo, représentant du Mincom.

A travers l’intervention des maitres du savoir du journalisme au Cameroun, les participants ont saisi l’occasion d’enrichir leur connaissance à la bonne source. Ils sont désormais outillés sur les questions liées aux réalités du terrorisme, au discours haineux et de l’extrémisme violent, à la couverture d’un attentat, à la collecte de l’information, aux choix des angles de traitement et au traitement de l’information entre autres. « Le terrorisme est un cycle. Le journaliste ne couvre pas d’attentats car, l’attentat fonctionne avec une couverture en source secondaire qu’est le communiqué » a souligné le professeur Daniel Anicet Noah lors de sa prise de parole. Cette explication et bien d’autres se sont accompagnées des cas pratiques d’un reporter de guerre. Les journalistes, spécialistes en la matière tels que Eric Benjamin Lamère de la CRTV, ont partagé leurs expériences vécues sur le terrain. Cette rencontre riche en contenu a satisfait plus d’un, seulement, les participants ont émis le vœu de délocaliser ces rencontres en région dans les années à venir, afin de faire en profiter les journalistes de l’arrière-pays.

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