La première session de plein droit du Conseil électoral tenu ce 16 septembre 2020, a permis au président Enow Abrams Egbe, d’exhorter les différents membres à garder le cap du dynamisme observé pendant la révision du fichier électoral.

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Conformément à l’article 19 du Code électoral, alinéa 2, dès la convocation du corps électoral, le Conseil électoral se réunit au moins une fois tous les 15 jours. Il s’agira d’un scrutin de liste mixte à un tour pour les représentants des départements, et d’un scrutin de liste majoritaire à un tour pour le commandement traditionnel. La première session du Conseil électoral de ce mercredi était donc l’occasion pour le président Enow Abrams Egbe de marteler à tous que malgré le contexte de crise sanitaire difficile, Elecam ne faillira pas à ses missions. Pour l’essentiel, même si cela constitue un défi, il s’agit de garantir la tenue d’un scrutin transparent et démocratique au Cameroun.

Feuille de route

Assurer une bonne organisation, avant, pendant et après le scrutin du 6 décembre 2020, suivant les dispositions du Code électoral. Telle est la ligne de conduite indiquée par le président du Conseil électoral aux différents acteurs ce mercredi.
Enow Abrams Egbe a souligné que les travaux de cette première session de plein droit consiste à préciser « non seulement les étapes majeures, mais aussi la cadence et la démarche à suivre à chaque fois, au regard des objectifs fixés, et tout cela, dans des délais bien précis ».

À scrutin spécial, des dispositions particulières prévues par le Code électoral en son article 241. Alors que les conseillers municipaux votent les délégués des départements, les chefs traditionnels eux, sont élus par leurs pairs. En effet, leur collège électoral est composé des chefs traditionnels de 1er, 2e et 3e degrés autochtones, dont la désignation a été homologuée, conformément à la réglementation en vigueur.

Pour dissiper tout malentendu, l’alinéa 3 de l’article 241 du Code électoral précise que les chefs traditionnels justifiant de la qualité de conseiller municipal ne peuvent exprimer leur suffrage que dans un seul collège électoral.
L’accent mis ici sur l’autochtonie revêt fort bien son sens, tant la participation des populations au développement local et à la gestion locale est inscrite au cœur du processus de la décentralisation. Notamment pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dotées d’un statut spécial à l’issue du Grand dialogue national.

Mode du scrutin

L’article 250, alinéa 1 du Code électoral renseigne que les représentants des départements sont élus au scrutin de liste mixte à un tour, comportant un système majoritaire et un système de représentation proportionnelle. Quant aux représentants du commandement traditionnel sont élus au scrutin de liste majoritaire à un tour, indique l’alinéa 2 du même article.

Selon le Code électoral, « par dérogation aux dispositions des alinéas 1 et 2 ci-dessus, l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour, lorsqu’il n’existe qu’un siège à pourvoir dans un département ou, le cas échéant, dans une zone électorale résultant du découpage ou du regroupement spécial prévu à l’article 247 alinéa 2 ».

Conseillers régionaux

L’article 243, alinéa 1 du Code électoral souligne que les conseillers régionaux qui sont les délégués des départements, sont élus au suffrage universel indirect. Les représentants du commandement traditionnel, élus par leurs pairs (2) pour un mandat de cinq et sont rééligibles. L’article 247 éclaire que chaque département constitue une circonscription électorale pour l’élection des conseillers régionaux. Cependant, en raison de leur situation particulière, certaines circonscriptions peuvent faire l’objet d’un regroupement ou d’un découpage spécial par décret du Président de la République.

 

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