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photo mintp

 

Avec un Produit intérieur brut en PPA évalué à 42,750 milliards, le Cameroun est classé au 86e rang en 2008 pour le PIB en PPA. Dans ce total, Le sous-secteur routier,  occupe une place prépondérante dans les échanges.  Il monopolise plus de 85% du transport national.  Le réseau routier camerounais est long de 77 588 Km, dont 7 068 Km de routes nationales, 5 680 Km de routes régionales (précédemment connues sous l’appellation « routes provinciales »), 6 690 Km de routes départementales, 57 855 Km de routes rurales, et 295 Km de routes non classées. Néanmoins, la qualité du réseau est encore à améliorer puisque sur les 77588 Km, seulement 5133 Km sont revêtus, 12799 Km sont non revêtus, et 59657 Km sont des pistes et chemins. C’est donc à juste titre que dans le classement des institutions internationales telles que la Banque Mondiale, il est admis que le Cameroun compte environ 50 000 Km de routes. La répartition du réseau routier entre les différentes régions du pays révèle qu’il existe encore des disparités importantes. Les transports jouent un rôle moteur dans la facilitation des échanges et la promotion d’une croissance forte.  Conscient de cet état de chose, en février 2012,   le chef de l’Etat a débloqué un montant de 100 milliards de F, prélevés au « Guichet entretien » du Fonds routier. Ce déblocage spécial avait pour destination, la réalisation en urgence du Programme spécial de construction et de réhabilitation de certains grands axes routiers et ouvrages d'art du Cameroun. Cette initiative présidentielle avait pour fondement deux observations : d'abord la prise de conscience de l'enjeu que représentent les infrastructures routières pour la projection du Cameroun vers son émergence économique. Ensuite, la nécessité d'éliminer les risques auxquelles sont exposés les usagers de certaines routes nationales, notamment l'axe Yaoundé-Bafoussam-Bamenda. Le ministère en charge des travaux publics se déploie au quotidien pour suivre l’exécution des chantiers routiers. A ce jour, de nombreux grands axes routiers ont déjà été livrés par les entreprises, désenclavant ainsi certains grands bassins agricoles.

 

Réseau routier national : état des lieux

 

Le Cameroun compte environ 50 000 km de routes. Au cours d’une interview du MINTP accordé à nos confrères de cameroon tribune en 2018, Emmanuel Nganou Djoumessi faisait part des priorités du MINTP pour l’année 2018 « Les priorités en matière d'entretien routier porteront sur les routes : Banyo - Sambolabo - Djem - Galim Tignère - Gassanguel (145,6 km), Batouri - Dem - Ngoura - Ndelele - Yola - Gari Gombo - Yokadouma (185,16 km), Kribi - Akom II - Ebemvok - Ebolowa (169,01 km), Ndoupé - Pouma - Edéa - Douala (131,82 km), Bekoko - Loum - Nkongsamba - Pont du Nkam (147,6 km), Pont du Nkam - Bafang - Bandja - Bandjoun (83,34 km), Loum - Kumba (34,78 km), Mbongue - Ekondo Titi - Mundemba - Isangele - Akwaya (134,54 km), Mamfe - Akwaya (94,89 km), Bekoko - Pont Mungo - Mutengene - Limbé - Idénau (92,14 km) et Yaoundé - Ndoupé (113,51 km) et bien d'autres itinéraires. En somme, il est question de nous assurer qu'aucune route ne connaisse plus de coupure. Nos routes doivent devenir praticables en toutes saisons ». L’année 2019 quant à elle est fortement marquée par la livraison de nombreux chantiers routiers et des autoroutes en cours d’exécution. Concrètement, Trois grands projets d’autoroutes sont en cours d’exécution, pour un linéaire global de 118,10km, et correspondant à un montant de 673,78 milliards F CFA. Sur ces 118,10km, 64km ont déjà fait l’objet de bitumage :     L’autoroute Yaoundé – Douala, suivant sa phase 1 longue de 68km, avec 22km de routes déjà bitumées ;      L’autoroute Edéa – Kribi – Lolabé, dans sa phase 1 qui a pour point de départ Kribi, pour s’arrêter à Lolabé. Le linéaire déjà bitumé sur cette section de route est d’environ 34km sur les 38,50km du linéaire total de la section ; L’autoroute Yaoundé – Nsimalen, pour lequel le MINTP   vient en appui au MINHDU, dans le cadre de l’exécution de ce projet. Les travaux sont en cours sur ce tronçon.

S'agissant spécifiquement des autoroutes, l’année 2018 a été marquée par des avancées considérables : l'achèvement des travaux de la phase 1 de l'Autoroute Yaoundé-Douala (Yaoundé - Bibodi : 60 km plus 25 km de voies de rétablissement) ; le lancement des consultations en vue de l'attribution du marché des travaux de la phase 2 en mode Partenariat Public-Privé des tronçons Bibodi - Edéa (Pk 60 - Pk 141) et Edéa - Douala (Pk141 - Pk196) ; l'achèvement des travaux et l'équipement du tronçon autoroutier Kribi-Lolabe (38,5 km + 4 km) avec des postes de péages et des aires de services. Le lancement des consultations en vue de la migration du contrat EPC en mode PPP ; la production des rapports APS des études en vue de la construction des autoroutes Douala - Limbé et l'intersection (Yaoundé-Douala) - Bafoussam-Bamenda.

 

Construction des autoroutes et aménagement des corridors : les actions concrètes du MINTP

photo entreé est

 

L’évaluation de 80 projets routiers en cours d’exécution au ministères des travaux publics le 12 juin dernier  entrait en droite de fédérer les ressources, de mettre en cohérence les interventions dans la mise en œuvre des projets de construction d’autoroutes et d’aménagement des chainons des corridors Brazzaville-Sangmélima-Yaoundé et Douala-Ndjamena d’une part et de préparer le passage au mode de partenariat public-privé en ce qui concerne la construction des autoroutes. Dans le même sillage, le patron des travaux publics a souvent mis en place des comités interministériels dont lui-même a souvent lancé des activités. Des réunions d’évaluation se tiennent régulièrement ainsi que des descentes sur le terrain. Que dire des équipements dont se dote le ministère pour faciliter le travail des entreprises qui se déploient sur le terrain. La récente mini centrale des enrobées en est un exemple palpable. De nombreux projets routiers et autoroutiers ont souvent rencontré des contraintes dans leur mise en œuvre. Des contraintes liées à la libération des emprises, au payement des indemnisations, au déplacement des réseaux, à une collaboration efficiente entre les différents intervenants et quelquefois, à la mobilisation des ressources, entre autres. C’est le cas du corridor Brazzaville-Sangmélima-Yaoundé et de l’autoroute Yaoundé-Douala.

 Des contraintes qui ont emmené le Ministre des Travaux publics à mettre en place des comités interministériels regroupant plusieurs administrations et concessionnaires qui interviennent dans la mise en œuvre de ces grands projets routiers et autoroutiers, sous l’encadrement de la Banque Africaine de Développement, la Banque mondiale et la Société Financière Internationale. Un partenariat qui à coup sûr, pourra permettre l’amélioration des capacités de l’Etat à pouvoir mettre en œuvre des grands projets d’infrastructures et à privilégier les modes de financement des grands projets qui privilégient le mode de Partenariat Public-Privé.

Les objectifs recherchés à travers cette opération sont entre autres : la mise en cohérence des interventions des démembrements de l’Etat que sont les administrations pour une mise en œuvre optimale des projets de construction des autoroutes et d’aménagement des corridors sous régionaux. L’amélioration de la structuration des positions du Cameroun dans ses options stratégiques en matière de développement des réseaux routiers et autoroutiers car, il faut arrimer les interventions actuelles aux perspectives de développement.

 

 

Les principaux projets exécutés ainsi que leur taux d’avancement

 

Route Manki pont de la Mapé : la réception provisoire prononcée

Après une inspection de l’infrastructure routière sous la conduite du Directeur des Investissements Routiers du Ministère des Travaux Publics, Simon Pierre Bousnoum,  la réception provisoire de la  route Manki II – Pont de la Mapé  a été prononcée le jeudi 11 juillet 2019.

 

  1. 795 kilomètres de route bitumée viennent s’ajouter au réseau routier national. La route Manki – Pont de la MAPE rentre dans le cadre du projet d’aménagement progressif de l’itinéraire FOUMBAN – TIBATI – FEBADI – NGAOUNDERE long de 538 km en passant par BANYO. L’axe routier situé dans la Région de l’Ouest, Département du Noun, provisoirement réceptionné permet de relier  les régions du Centre à celle de l’Adamaoua en passant par l’Ouest, l’objectif étant d’améliorer substantiellement le niveau de service de nos routes et les conditions de vie des populations. Les travaux réalisés concernaient le bitumage du tronçon Manki – Pont de la Mapé, long de 25, 795 km situé sur la Nationale 6, la construction de trois ponts à savoir : un ouvrage d’art sur  la rivière MVI sur 120 mètres linéaires, un deuxième sur le NKOUP avec 21 mètres linéaires et le troisième sur la MAPE 100 mètres linéaires. Les travaux  ont débuté  le 01 Juillet 2014 pour un délai d’exécution de 58 mois.  La date d’achèvement des travaux était prévue pour le 30 avril 2019, délais effectivement respecté par l’entreprise en charge des travaux. La commission  convoquée par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi représenté par le  Directeur des Investissements Routiers, Simon Pierre Bousnoum était composée de plusieurs responsables de l’administration  publique, des responsables de l’entreprise en charge des travaux et de la mission de contrôle. La commission, après vérification du quorum et du procès-verbal de levée des réserves datant du 29 avril 2019 a procédé à la visite des travaux partant du point kilométrique 0 au PK 25, 795 y compris les dalots et les ponts. Au bout de l’inspection,  il ressort que les travaux ont été réalisés conformément aux dispositions contractuelles et selon les règles de l’art. Toutes fois, conformément aux dispositions de l’article 39 décrivant la réception provisoire  du marché, la commission a prescrit à l’entreprise la pose de 3918 mètres linéaires de glissières de sécurité dans un délai de trois mois. Après cette recommandation, la commission a prononcé la réception provisoire  des travaux.

La route Manki – Pont de la Mapé a été réalisée par le Groupement BUN’S/MAG. La maîtrise d’œuvre complète avait été  attribuée au Groupement COMETE INTERNATIONAL/RABIAH & PARTNER Co/BETA CONSULT.  Le coût du projet s’élève à  22 609 321 474 FCFA toutes taxes comprises et les travaux ont été financés par  le Fonds Saoudien pour le Développement (FSD); la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) et le Budget d’Investissement Public (BIP). Concernant la consistance des travaux,  la structure de la chaussée  est composée d’une couche de fondation  de 25 cm en graveleux latéritique ; d’une couche de base de 20 cm en grave concassée 0/31,5 et d’une couche de roulement 05 cm en Béton Bitumineux. La largeur de la chaussée est de 7,60 m en zone rurale et 10 m en zone urbaine avec deux accotements de 1,5 m de large en enduit superficiel bicouche; deux trottoirs de 2 m de large en enduit superficiel bicouche en zone urbaine. Deux ponts avec poutres en béton armé de 120 mètres linéaires  ont été construits sur le fleuve Mvi et 100 mètres linéaires sur le fleuve Mapé, des ouvrages hydrauliques  dont 31 dalots en béton armé et la réalisation des ouvrages d’assainissement (fossés bétonnés, caniveaux etc…) y compris la réalisation de la signalisation horizontale et verticale. Par ailleurs, dans le cadre de l’exécution desdits travaux, le volet social n’a pas été négligé ainsi, dix (10) forages équipés de pompes immergées à motricité humaine et 615 mètres linéaires de clôture de sécurité au niveau des écoles et hôpitaux ont été également construits.

A coup sûr, cet axe routier va faciliter les échanges entre le Nord et le Sud du pays étant donné que cette route permet également de relier directement le département de Kumbo dans la région du Nord-Ouest au département du Noun et partir de cet itinéraire rejoindre la région de l’Adamaoua.

 

Nationale n 1 : les travaux se poursuivent sur l’axe N’Gaoundéré-Garoua

C’est dans le but d’apprécier l’évolution des travaux confortatifs en cours sur la section N’Gaoundéré-Garoua de la Nationale N°1, que le Directeur Générale des Travaux d’Infrastructures au Ministère des Travaux publics, a séjourné dans la région de l’Adamaoua du 26 au 27 juin 2019. Un constat se dégage, si de nombreuses difficultés entravent le projet, les entreprises restent mobilisées

Les travaux d’entretien confortatifs sur l’axe N’Gaoundéré-Garoua accusent un retard considérable par rapport aux délais prescrits dans le cahier de charge. Plusieurs raisons expliquent cette situation notamment le manque de matériel adéquat pour réaliser les travaux, la faible mobilisation du personnel sur le chantier, le manque de personnel qualifié et le retard dans le paiement des décomptes. Cette situation désagréable pénalise non seulement les usagers de la Nationale N°1 qui passent près de cinq heures de routes pour parcourir environ 215 kilomètres de routes, mais également, l’Etat à travers le Ministère des Travaux publics qui souhaitent voir ses projets se réaliser à temps.  La visite de travail de  Madame le Directeur Général avait donc pour objectif de venir évaluer le niveau d’exécution des instructions prescrites par le Ministre des Travaux Publics au cours de la série des réunions consacrées  à la revue des chantiers du portefeuille des projets exécutés au MINTP qui se sont déroulées du 10 au 12 juin 2019 à Yaoundé.

En effet, le gouvernement a entrepris de réhabiliter certains tronçons fortement dégradés sur ces différentes Nationales et c’est dans ce cadre que s’exécutent actuellement la première phase des travaux d’entretien confortatifs sur l’axe N’Gaoundéré-Garoua sur un linéaire total de 252,00 kilomètres subdivisé en trois lots. Le lot 1 s’étend sur 12 kilomètres  et a pour point de départ la ville de N’Gaoundéré au lieudit Rond-point central Sonel-Dang à l’intersection vers Touboro et sont réalisés par l’entreprise ESICO – BTP CAMEROUN pour un montant qui s’élève à 3 904 202 585 FCFA. Le lot 2 exécuté par l’entreprise Croisière BTP SARL va de la fin falaise (fin des travaux d’urgence) au pont Kéroua sur 38.5 kilomètres et pont Kéroua – pont Sala sur 81,50 kilomètres pour un montant de 5 300 338 140 FCFA. Le lot 3 va de Pont Sala  jusqu’à la Ville de Garoua sur un linéaire de 120,00 kilomètres où les travaux sont réalisés par l’entreprise SOTCOCOG Cameroun pour un montant de 5 631 826 820 FCFA. Pour le lot 1 dont les travaux sont réalisés par l’entreprise ESICO – BTP CAMEROUN, le taux d’avancement global des travaux à la fin du mois de juin 2019 est estimé à 50,59 % avec une consommation de délais de 104,29 % avec un taux de paiement des décomptes de 60,53 %. Un ordre de service valant constat de défaillance avait été notifié le 18/06/2019 à travers la Mairie de N’Gaoundéré 3e à l’entreprise. Cependant, l’entreprise est encore mobilisée avec pour seule activité, la préfabrication et  la pose des caniveaux bétonnés dans la zone universitaire de Dang où 405 mètres linéaires de caniveaux ont été posés, soit 25% de la tâche. Les travaux sur le lot 2 sont exécutés à 55,81 % avec une consommation de délais de 102,50 % et un taux de paiement des décomptes de 63,73 %. La campagne de traitement des nids de poule continue, les réparations ont été faites sur 90 km de chaussée, soit 75% du linéaire total et  le dalot situé au point kilométrique 18+454 est au niveau du ferraillage des pieds droits. Un avenant pour l’exécution de 29% de travaux supplémentaires a été notifié à l’entreprise. Pour ce qui est du lot 3, le taux d’exécution des travaux est estimé à 41,90 % avec une consommation des délais de 106,30 %  et un taux de paiement des décomptes 57,29 %. Le traitement des nids de poule sur la chaussée se poursuit et 70 km de chaussée ont  été traités, soit 60% du linéaire total.  La réfection de la couche de base en 0/31,5 du poste de   péage de Djéfatou est achevée et il ne reste qu’à poser les pavés. Si pour les lots 2 et 3 les travaux ont évolué, il n’en est pas de même pour le lot 1 où, à la suite de la visite de madame le Directeur général,  les recommandations prescrites par le MINTP n’ont pas fait bouger l’entreprise. Les mesures prévues par la réglementation en vigueur  seront prises par le maître d’ouvrage si ces défaillances continuent à être observées par l’entreprise.

 

Nationale n7 : la mini centrale  de production des enrobées se déploie

Le Ministre des Travaux publics et le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Travaux publics, ont effectué le 25 juin 2019, une visite d’appréciation des travaux de réparation en cours, de la couche de roulement sur la Nationale N°7, Edéa-Kribi.

photo mini central

Le Ministre des Travaux publics, accompagné du Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Travaux publics, chargé des Routes, a visité le 25 juin 2019, les travaux en cours, effectués en régie par les équipes de la Brigade nationale des travaux y afférents du ministère des Travaux publics. Lesdits travaux consistent principalement à effectuer des réparations de la couche de roulement, dans le but de maintenir un niveau de circulation qui garantit à la fois sécurité et confort aux usagers de cet axe de la Nationale N°7, Edea-Kribi, longue de 116,2km. Les travaux en cours concernent la section Edea – Pont sur le Nyong (limite lmt/Sud) : 28 km. Il s’agit principalement d’effectuer des réparations de la couche de roulement par bouchage des nids de poules, des ornières et réparation des fissures à l’enrobée d’émulsion de bitume à 65% contenu dans la mini-centrale récemment acquise par le ministère des Travaux publics. L’émulsion de bitume qui sert pour les travaux est composé de granulats 2/4 ; granulats 4/6,3 ; granulats 6,3/10 et d’émulsion à 65 % avec élastomère.

Pour effectuer ces travaux, quelques engins, outre la mini-centrale à enrobée déployée; une tractopelle ; un compacteur vibrant avec rampe d’arrosage ; deux camions benne ; un camion-citerne à eau ; deux pick-up ; un chariot de remorquage et du petit matériel (balai, râteaux, seaux, pioches, pelles). Par ailleurs, quatorze personnels ont été formés et déployés sur le terrain pour cette opération. Des personnels à la fois du ministère des Travaux publics et du Parc national de Matériels de Génie civil, formés à l’utilisation de la mini-centrale et à l’exécution de certains types de travaux. « Les avantages sont nombreux. Il y a l’urgence et le coût. Le Ministère des Travaux Publics se lance dans les travaux en régie, utilisant ses propres équipements, ses propres ressources humaines, mais il ne s’agit pas ici de se substituer aux entreprises. Il s’agit de faire juste le minimum des travaux qu’il faille faire en urgence avec les ressources humaines et logistiques du ministère. L’exercice est de réussir aujourd’hui à s’autonomiser quelque peu pour ces travaux d’urgence au moindre coût parce qu’il va falloir réaliser plus et bien plus avec peu », a déclaré le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, peu avant la remise des attestations aux personnels formés à l’utilisation de ces engins.

Au demeurant, la visite du Ministre des Travaux publics a permis de constater que les travaux s’effectuent avec satisfaction, avec un gain important de ressources. A ce jour, une vingtaine de millions de f CFA a été dépensée sur les 27 kilomètres réparés. Toutefois, le MINTP a recommandé la tenue d’un journal de chantier et la signalisation des travaux

 

 

Route Djoum-Mintom : réception définitive des travaux et aménagements connexes

Le Secrétaire général du Ministère des Travaux publics, Urbain Noël EBANG MVE  a procédé le mardi 23 juillet  2019 à la réception définitive du tronçon routier Djoum-Mintom, long de 98 km et de ses aménagements connexes et par la même occasion  mis en service  la station de pesage de Mekotto à la satisfaction générale de différents acteurs

photo djoum mintom

La région du Sud  vient d’être dotée de 105 km de route bitumée venant ainsi élargir le réseau des routes bitumées du Cameroun.  La route Djoum-Mintom rentre dans le cadre du projet d’aménagement de l’axe routier Ketta-Djoum phase 1  intégré dans le projet de facilitation du transport sur le corridor Brazzaville- Yaoundé sur la Nationale N°9. Entamé le 12  septembre 2011, date de notification de l’Ordre de Service de démarrage des travaux,   le tronçon routier Djoum-Mintom vient d’être définitivement réceptionné après la provisoire prononcée le vendredi 24 février  2017. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise MNO VERVAT BV et la maîtrise d’œuvre assurée par le Groupement Louis Berger/INGECAM. Au cours de l’exercice de réception des travaux, le représentant du Maître d’ouvrage, le Secrétaire général du Ministère des Travaux publics, Urbain Noël EBANG MVE représentant le Maître d’ouvrage qu’accompagnait d’autres responsables de l’administration publique camerounaise ont passé aux peignes fins et de bout en bout les routes construites ainsi que les aménagements connexes réalisés.  Il y a lieu de relever que le linéaire du projet de base des travaux d’aménagement de la route Djoum-Mintom prévu au départ sur un itinéraire de 83 Km a été modifié en janvier 2016 suite à un Ordre de service prescrivant les travaux supplémentaires à l’entreprise. Il s’agissait du prolongement de la route principale de 15 km ; l’aménagement de 4,2 km de voirie dans la ville de Djoum ; l’aménagement de 2.2 km de voirie dans la ville de Mintom soit un total d’environ 105 kilomètres de routes bitumées.

Les  travaux réceptionnés sont construits selon  les règles de l’art et répondent aux caractéristiques techniques prévues dans le cahier des charges  du contrat.  La particularité de ce chantier relève du fait que les travaux ont été réalisés de main de maîtres par une entreprise camerounaise et uniquement avec des camerounais. C’est donc une initiative louable à encourager.  Pour le Directeur des travaux de Bun’s/Mag, Joseph TANGIE «  la construction de la route Djoum-Mintom réceptionnée définitivement est un réel motif de satisfaction pour l’entreprise car le déroulement des travaux dans cette zone particulièrement accidentée et plongée en pleine forêt équatoriale avec un taux de pluviométrie élevée n’a pas été évidente  ce qui a entraîné une prolongation des délais contractuels du projet. Cependant, ce qui compte actuellement, c’est la qualité de l’infrastructure routière réalisée». Les caractéristiques géométriques de la route adoptées sont celles relatives à une route revêtue d’une chaussée large de 7,50 m avec deux accotements revêtus d’un enduit superficiel bicouche de 2,00 m chacun, soit un profil en travers de 11,50 m avec une vitesse de référence de 60km/heure en relief vallonné et 80 km/heure dans les plaines. Pendant les travaux, le suivi géotechnique a été effectué de bout en bout et l’ensemble de l’activité géotechnique a été couronné par des mesures de la déformabilité au deflectographe LACROIX.

Par ailleurs, la station de pesage construite au PK 155 a été mise en service à la même occasion, par le  Secrétaire général dans le but de protéger l’infrastructure routière nouvellement construite en  traquant les véhicules en surcharge.  Les travaux d’aménagement de la route Djoum-Mintom ont été financés  par le Fonds Africain de Développement (FAD) à hauteur de 91,7 %  et le gouvernement du Cameroun à 8,3% pour un montant total qui s’élève à 55 396 197 705 FCFA.

Pour améliorer les conditions de vie des populations riveraines de la zone du projet, le gouvernement a construit plusieurs infrastructures connexes à savoir : Un centre de santé intégré avec logement d’astreinte à Mekotto et la case de passage  au PK 157 ; la construction du poste de pesage, d’un poste de péage et d’un hangar de marché pour le commerce   au point kilométrique 155; la fourniture d’un poste de comptage automatique ;  la réhabilitation du centre de Santé le Bon Samaritain ; la construction de quinze (15) clôtures destinés aux écoles et hôpitaux ; la construction de 15 forages et 10 puits d’eau potable ;  la construction de 11 blocs de latrines dans les villages pygmées ;  l’aménagement de 57 pistes de collecte des produits vivriers ; la construction d’un hangar pour le stockage au village Pygmée Soulabot. Par ailleurs, pour lutter contre la pauvreté et mettre en place les activités génératrices de revenus, un important matériel destiné aux associations des femmes avait été remis aux maires de Mintom et de Djoum lors de la réception provisoire en 2017. Pour la mairie de Mintom, le matériel était constitué de 32 charrettes, 112 brouettes, 125 pelles bêches, 124 pelles rondes et  une moto. Concernant la mairie de Djoum,  le matériel était composé de 29 charrettes, 112 brouettes, 124 pelles bêches, 125 pelles rondes, 09 machines à coudre, 10 tables rondes  et  une moto. Cet important axe routier vient substantiellement rehausser les conditions de vie des populations des différentes localités traversées par la zone du projet.

Actuellement, les travaux d’aménagement de la phase II du projet Mintom-Lélé et lélé Ntam-Mbalam sont en cours d’exécution. Pour le lot1, Mintom-Lélé long de 67.5 kilomètres, le taux d’exécution est de 35% en cette fin du mois de juillet 2019  et 24%  pour le lot2, lélé Ntam-Mbalam 53 Km.

A titre de rappel, la réalisation des projets suscités rentre dans le cadre du projet d’aménagement du corridor Yaoundé-Brazzaville. Le désenclavement de cette zone va à coup sûr, favoriser le développement économique avec non seulement, l’écoulement des produits agricoles, mais également, faciliter l’intégration sous régionale.

 

MBAMA-MESSAMENA (38 km) et 05 km de voirie à ABONG MBANG : Le taux d’exécution est estimé à 70,28%

Le nouveau projet de planning de l’entreprise en charge de la construction de la route Mbama-Messamena (38 km) et de l’aménagement de 05 km de voirie dans la ville d’Abong Mbang prévoit un achèvement des travaux au mois de février 2020.

messamena photo

Les travaux de construction de  la route Mbama-Messamena, longue de 38 km et  d’aménagement de 05 km de voirie dans la ville d’Abong Mbang sont exécutés à 70,28% pour un délai consommé à 92,53% au premier trimestre 2019. Le projet connait plusieurs difficultés dont les retards enregistrés dans le payement des décomptes et la libération totale des emprises. Le décret d’indemnisation dont le montant se chiffre à 369 042 481 FCFA a été signé le 26 avril 2018, le Délégué Départemental des Travaux Publics pour le Haut Nyong (Abong‒Mbang) est en attente de ressources pour les opérations de paiements. Au terme du premier trimestre 2019, le bitumage de la voirie d’Abong-Mbang est achevé avec 6,325 km sur 5 km prévus. Sur l’itinéraire Mbama-Messamena, le dégagement de l’emprise est exécuté sur un linéaire de 31km sur 38,24 Km ; les travaux de terrassement sont réalisés sur 29,600 km; la couche de fondation est exécutée sur 27,500 km ; la couche de base quant à elle est mise en œuvre sur 24,400 km. Les travaux d’imprégnation au bitume fluidifié sablé s’étendent sur 23,400 km tandis que la couche de roulement en béton bitumineux 0∕10 est mise en œuvre sur 6,225km. S’agissant de la construction des ouvrages hydrauliques, 12 buses ø 1000 sur 18 sont posées ; 11 buses ø 800 ont également été posées. Cinq dalots 1.5x2.0 sur les 6 prévus dans le projet sont réalisés, les deux dalots 1.5x1.0 prévus sont achevés, alors que le pont cadre du point kilométrique 33+635 est en cours de réalisation, avec notamment des travaux de coffrage et de ferraillages des piédroits. Il faut relever que si l’emprise des travaux n’est toujours pas totalement libérée, celle-ci ne constitue pas actuellement un obstacle pour l’avancement des travaux qui pour la plupart, sont concentrés sur des zones libérées. L’entreprise est en attente des payements des décomptes pour l’achèvement du projet.

Le projet de construction de la route Mbama-Messamena (38km) a pour buts de désenclaver quelques bassins de production et de faciliter le déplacement des personnes et des biens dans la région de l’Est. Il prévoit pour un montant de 16,5 Milliards, l’aménagement de 05km de voirie dans la ville d’Abong-Mbang et englobe des travaux tels : l’installation de chantier ; les travaux préparatoires ; les terrassements ; l’exécution du corps de chaussée ; la construction des ouvrages d’assainissement ; le curage des fossés en terre et exutoire ; la démolition des ouvrages ; la construction des ouvrages de têtes et la réalisation des équipements et signalisation. Le coût des travaux s’élève à 25 845 842 856 FCFA TTC pour 850 322 636 FCFA TTC alloués à la surveillance et au contrôle de ces derniers, financés par le Budget d’Investissement Public.

 

Autoroute Yaoundé-Douala : la section 40-60 comme priorité

Les travaux de construction de la phase I de l’autoroute Yaoundé-Douala se poursuivent et se concentrent actuellement sur la section point kilométrique 40-point kilométrique 60 où l’entreprise effectue des travaux de terrassement.

photo autoroute yaiundé douala

Après la libération totale de l’emprise située entre le point kilométrique 40 et le point kilométrique 60, l’entreprise chinoise CFHEC ltd est actuellement focalisée sur les travaux de terrassement, dans le but d’atteindre l’échangeur de Bibodi. C’est en effet l’objectif de l’entreprise, qui prévoit de livrer cette première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala en 2020. Sur le chantier, les travaux de chaussée sont entièrement terminés entre le point kilométrique 00 et le point kilométrique 40, où certains véhicules roulent aisément, même si la voie n’a pas encore été mise en exploitation. En attendant d’amorcer les travaux de signalisation, l’entreprise effectue actuellement des travaux de terrassement entre la section 40-60. D’une manière détaillée, l’avancement des travaux sur la section 40-60 affiche un taux de réalisation des travaux de dé forestage de 84,32% ; des travaux de décapage effectué à 25% ; des déblais meuble réalisés à 17,44% ; des déblais rocheux réalisés à 3,41% ; des remblais mis en place à 4,8%. Par ailleurs, une voie d’accès au point kilométrique 60 a été aménagée et les travaux y afférent dont effectués à 100%.

Les difficultés de l’entreprise sont liées au retard accusé en raison de la non libération de l’emprise totale du point kilométrique 40 au point kilométrique 60 d’une part, à la faiblesse dans la mobilisation des fonds de contrepartie entraînant le retard de paiement des décomptes. Nonobstant, l’entreprise reste présente sur le chantier et s’attelle à respecter son chronogramme des travaux. S’agissant particulièrement de sa mobilisation, on compte 710 employés dont 520 nationaux (73.24%) et 190 (26.76%) expatriés sur le chantier. 647 engins et matériels dont 284 en activité et 4 en panne ont également été répertoriés. Pour ce qui est du groupement SCET Tunisie-Louis Berger qui assure la maîtrise d’œuvre, l’on note que 49 employés dont 9 experts sont mobilisés sur le chantier.

Pour ce qui est des emprises, il faut relever que sur la section située entre le point kilométrique 00 et le point kilométrique 40, les emprises sont totalement libérées. Toutefois les réclamations formulées par les populations entre point kilométrique 20 et le point kilométrique 40 ont été traitées par la commission compétente et un décret complémentaire est attendu. S’agissant de la section située entre le point kilométrique 40 et le point kilométrique 60, les emprises sont entièrement libérées, même si certaines tombes et maisons ont été répertoriées. La libération des voies d’extension et de rétablissement est en attente. La mise en œuvre du Plan de gestion environnemental et social du projet est également en cours. A ce jour, l’on note que plusieurs forages ont déjà été réalisés. Ce plan comprend en outre, la réalisation d’autres infrastructures socio-économiques telles : l’appui aux centres de santé (dotation en médicaments et équipements) ; la construction de salles de classes et dotation en tables bancs et la construction de latrines pour des établissements scolaires, le long de l’itinéraire concerné par cette première phase du projet.

La première phase de l’autoroute située dans la Région du Centre débute à environ 1 km de Nkolkoumou (Arrondissement de Yaoundé VII) et s’achève à Bibodi en traversant quelques localités telles que Lobo (Département de la Lékié), Pan Makak (Département du Nyong et Kellé). Le profil en travers de l’infrastructure présente une chaussée de 2 x 2 voies d’une largeur de 7,50 m de largeur chacune, extensible au terre-plein central en 2X3 voies ; une plateforme d’une largeur totale de 33,5 mètres ; 2 bandes d’arrêt d’urgence de 3 m de largeur chacune ; un terre-plein central de 10,5 m en forme de « V » et 2 bermes de 1 m chacune. Pour ce qui est des corps de chaussée, les études réalisées ont abouti à une structure composée d’une couche de forme de 6 cm en béton bitumineux à module élevé 0/14, d’une couche de fondation d’une épaisseur de 10 cm en enrobés à module élevé 0/20, d’une couche de base de 9 cm en enrobés à module élevé de même calibre que la couche de fondation et d’une couche de roulement de 20 cm en grave concassée 0/31,5.

Selon les prévisions de l’entreprise, cette première phase du projet de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala pourrait être livrée en 2020.

 

Route Olama – Bingambo (N22). L’entreprise est mobilisée sur le terrain

Les travaux de construction de la section Olama-Bingambo, longue de 106 kilomètres sur la Nationale 22, sont en cours. L’entreprise Sogea Satom en charge des travaux, avec une avance de démarrage de 13 432 842 886 FCFA a presque achevé ses installations en attendant la libération totale de l’emprise du projet.

photo olama

Avec pour but de faciliter l’accessibilité au Port en eau profonde de Kribi, la section Olama-Bingambo sur l’itinéraire Olama-Kribi, est en construction. L’entreprise en charge des travaux est mobilisée sur le terrain, notamment sur le site abritant sa base vie dans le Village Mvengue Medzobo au lieu-dit Ekouk,  depuis décembre 2018, malgré les problèmes de libération des emprises. Au 18 avril 2019, le taux d’exécution du projet affichait une évolution située à 10,5 % pour une consommation des délais de 35,23 %. Les travaux en cours concernent l’aménagement de la base vie de l’Entreprise avec un taux de réalisation de 85% ; la construction des bureaux de l’entreprise (100% ); la construction et l’équipement du laboratoire de l’entreprise (95%) ; les tâches de nettoyage et de débroussaillage effectuées à 60%; les travaux de décapage réalisés à 22 %  jusqu’au point kilométrique 23) ; les travaux de déblais et de remblais en cours entre le point kilométrique 0+725 et le point kilométrique 20+00 et l’exécution des purges entre le point kilométrique 0+725 et le point kilométrique 20+000.

S’agissant des études d’exécution du projet, l’implantation de la polygonale sur tout le projet et la vérification des bornes par le Groupement CINCAT International/CECO BTP/MBT International Sarl, chargé de la surveillance et du contrôle des travaux,  est en cours entre le point kilométrique 0+000 et le point kilométrique 30+000. Des travaux géotechniques ont également été réalisés ou sont en cours, notamment : des sondages pour essais d’identification des matériaux rocheux de la carrière située au point kilométrique 43 ; des études de formulation des bétons pour préfabrication des dalots et la construction des caniveaux; des sondages au pénétromètre dynamique léger pour des dalots ; des sondages des zones basses du point kilométrique 0+000 au point kilométrique 10+000: en cours et des sondages en zones de déblais,  achevés du point kilométrique 0+000 au point kilométrique 10+000.

L’Entreprise a déjà mobilisé entre autres sur le site : 03 foreuses, 02 niveleuses, 05 bulldozers, 04 pelles hydrauliques, 04 chargeuses sur pneus, 02 compacteurs vibrants, 01 compacteur à pneu, 02 compacteurs à pieds de mouton, 03 camions citernes,13 camions bennes, 03 camons ravitailleurs, 04 bétonnières, 01 camion entretien et 03 compresseurs. Une avance de démarrage d’un montant de 13 432 842 886 FCFA a par ailleurs été versée au profit de l’entreprise. Les difficultés relevées jusqu’ici concernent la non libération des emprises, la présence du réseau électrique : le concessionnaire ENEO a été saisi pour produire l’évaluation des travaux de déplacement dudit réseau.

Le projet de construction de la route Olama-Bingambo est financé par la Banque islamique de Développement et l’Etat du Cameroun à hauteur de 134 millions d’euros, soit environ 87.7 milliards FCFA. Il prend en compte l’installation de chantier ; les travaux préparatoires et de préparation de terrain ; les terrassements généraux ; la construction d’une chaussée aux caractéristiques suivantes : 25 cm de couche de forme en graveleux latéritique stabilisé au ciment ; 15 cm de couche de fondation en grave concassée 0/31.5 ; 12 cm de couche de base en grave bitume ; 05 cm de couche de roulement en béton bitumineux. Le projet prévoit la construction de 295 ouvrages hydrauliques et d’assainissement, ainsi que 05 ponts et comporte en outre des travaux de signalisation, d’équipements de sécurité et diverses installations de protection du patrimoine routier. La mise en œuvre du plan de gestion environnementale et sociale comprend l’aménagement d’infrastructures connexes, dont 13 km de voiries à Ngomedzap, Mvengue et Lolodorf.

 

Entrée est de la ville de douala : évaluation à mi-parcours des travaux

C’est à la suite des problèmes d’engorgement à l’entrée Est de la ville de Douala que le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a effectué une visite de travail ce mois d’aout 2019, sur l’emprise concernée par les travaux complémentaires de réhabilitation du tronçon Entrée Est de la ville de Douala qui part du point kilométrique 10+400 au point kilométrique 19+300 (pont sur la Dibamba).

 

Au cours de cette descente, le MINTP accompagné du Secrétaire d’Etat auprès du Mintp chargé des Routes et du gouverneur de la région du Littoral, ont tour à tour parcouru l’ensemble de l’itinéraire concerné par le projet en insistant sur certains endroits notamment: le carrefour Yassa; le point kilométrique 16 entrée du stade Japoma et le point kilométrique 13+900 où le deuxième dalot est en voie d’implantation. Deux voies susceptibles de servir de déviation ont également été parcourues. Au terme de cette appréciation des travaux en cours, il a été relevé que l’entreprise accuse un grand retard dans l’exécution des travaux qui en outre manquent de visibilité. Le manque d’alerte de la mission de contrôle a également été souligné dans ces travaux qui à ce jour sont réalisés à 6% pour un délai consommé de 34%.

De manière détaillée, le projet comprend l’installation de chantier, les études d’exécution, les terrassements, la construction de quatre giratoires dont deux avec passages inférieurs ou supérieurs, la construction de dix dalots simples et de un dalot triple, l’exécution du corps de chaussée, la construction des ouvrages hydrauliques d’assainissement, les épreuves des ouvrages d’art après l’exécution des enrobés sur l’ouvrage, la réalisation des équipements et signalisation et d’éclairage public, l’aménagement latéral des zones d’arrêt privilégiées et les aménagements paysagers au droit des îlots centraux des giratoires et des délaissés. Des travaux qui se chiffrent à 33 144 718 233 f cfa TTC, financés par le Budget d’Investissement public et exécutés par le groupement WIETC/CRCC14, sous la surveillance et le contrôle du groupement Integc/Prisma/Cameroon Engineering.

S’agissant de l’exécution des travaux proprement dits, il faut noter que la mobilisation de l’entreprise accuse un retard selon son organigramme. Une situation qui accentue le déficit de visibilité dans ces travaux qui ont démarré le 19 octobre 2018. À cela s’ajoutent l’absence de personnels clés et des difficultés de déplacement des réseaux auxquels viennent se greffer des retards dans le payement des décomptes. Le MINTP a en outre relevé qu’aucune mesure n’a été prise pour assurer la circulation et la sécurité du chantier en raison des décaissements qui se font le long de l’itinéraire. Au cours de la concertation tenue à la base vie de l’entreprise, le MINTP a instruit l’évaluation des travaux de l’entreprise, l’enlèvement des équipements encombrants le long de l’itinéraire, l’évaluation des prestations réalisées par la mission de contrôle. Recommandation a en outre été donnée à l’entreprise de travailler de manière alternée, afin de ne occuper qu’une seule voie de la chaussée au même moment.

La mise en cohérence des infrastructures en cours d’aménagement à l’entrée de la ville de Douala a fait l’objet de la recommandation finale de la concertation menée au terme de cette visite de travail. Une plate-forme animée par le gouverneur de la région du Littoral sera à cet effet mise sur pied.

Tout en félicitant les autorités administratives pour les mesures prises en vue de fluidifier la circulation à l’entrée de la ville, le MINTP a prescrit l’aménagement des voies de contournement pendant la durée des travaux.

 

 Kribi-Lolablé : les travaux  réalisés à plus de 80%

D’un linéaire de 38,5 Km, l’autoroute Kribi-Lolablé, qui permettra de desservir plus efficacement le port en eau profonde de Kribi (l’infrastructure est déjà desservie par une route bitumée), dans la région du sud du Cameroun, devrait être livrée au cours de cette année 2018. En effet, a-t-on appris au sortir d’une session du Conseil national de la route (Conaroute), présidée le 24 mai 2018 par le Premier ministre, Philémon Yang, cette infrastructure est déjà construite à 83%.Tronçon de l’autoroute Edéa-Kribi, l’axe autoroutier reliant la cité balnéaire de Kribi au village Lolablé pourrait ainsi devenir la toute première infrastructure de ce type à être construite au Cameroun. Pour rappel, l’autoroute Kribi-Lolablé est construite par la société China Highway Engineering Company (Chec), la même qui a construit le port en eau profonde de Kribi, officiellement entré en service au mois de mars 2018, devenant ainsi la plateforme portuaire la plus importante sur la côte ouest-africaine.

 

Le désenclavement des bassins agricoles : une priorité au MINTP

 

Le désenclavement des bassins de production est un chantier permanent au ministère des Travaux publics. Pendant longtemps, les commerçants camerounais se sont plaints du fait que le mauvais état des routes rurales est la principale raison de la cherté des prix des produits agricoles dans les grandes métropoles du pays, les agriculteurs éprouvant beaucoup de difficultés à évacuer leurs productions vers les villes. Or, L’État accorde un intérêt marqué au développement des échanges, En plus de la facilitation de l’écoulement des produits des zones de production vers les centres de consommation que constituent les zones urbaines. On se souvient encore de l’ancien premier ministre qui ordonnait à l’ancien MINTP en leur époque, le désenclavement urgent des bassins de production agricole. C’est un chantier permanent sur lequel Emmanuel Nganou Djoumessi travaille au quotidien  car,  l’État construit des marchés, spécialement dans les zones frontalières. Les pays d’Afrique centrale sont engagés dans deux processus de négociation parallèles d’une importance cruciale pour leurs échanges et leurs politiques agricoles. D’un côté, les négociations multilatérales, sous l’égide de l’OMC, et de l’autre, les négociations bilatérales avec l’Union Européenne (UE) sur les Accords de Partenariat Économique (APE). Ces deux cadres de négociation sont particulièrement importants pour l’agriculture qui représente une part importante de l’économie des pays ACP.

 

Les  bassins de production agricole au Cameroun

Le Cameroun est un pays particulièrement béni au plan agricole et pastoral dans la mesure où on peut tout produire. Cela tient au fait d’une pluviométrie abondante et régulière, à des sols diversifiés, riches et volcaniques par endroits. Néanmoins il existe des zones de prédilection pour certaines spéculations. Du nord au sud, on a :

Au plan agricole 

Dans la zone sahélienne : céréales (maïs, sorgho, riz, oignons, fruits, arachides, niébé) ;

Dans la zone de savane de basse altitude : (maïs, tubercules, notamment l’igname, le manioc) ;

Dans la zone de savane humide d’altitude : (un peu de tout, plus la pomme de terre, le taro, les cultures maraichères, les légumes, le café arabica) ;

Dans la zone forestière : (cacao, café robusta, manioc, macabo, arachides) ;

Dans la zone des mangroves : (bananier plantain et doux, palmier à huilecaoutchouccafé arabicapoivre blanc quoiqu’en quantités réduites).

 

Désenclavement des bassins de production : le bilan de l’année 2018

Les interventions en 2018 ont porté sur la poursuite des travaux de construction de la route dite de désenclavement du Bassin agricole de l'Ouest (ancienne RP15) sur un linéaire de 217 km pour un coût de 119,5 milliards de F. L'achèvement des travaux de réhabilitation de la route Emana-Monatélé ; le démarrage des travaux de construction de la route Oback- Ekorezock-Nouma-Leboudi-Carrefour Zoa Mbassi ; la construction de la voie de contournement Nord de Yaoundé ; la construction de la voie d'accès à la cimenterie de Nomayos ; la construction de la route Nkoumadjap-Nkolfoung- Oveng et bretelle Nkoumadjap Ndeng (mission catholique) ; l'aménagement de la route Akonolinga - Nanga Eboko ; la réhabilitation de la route Ngoazik - Zang Ayong - Olamze - Carrefour Meyo Biboulou sont d'autres chantiers à suivre. Il y a aussi la réception des études d'avant-projet détaillé (APD) de construction des routes Ekong-Bengbis, Akonolinga-Nanga Eboko et bretelles, etc. Concernant les routes communales programmées en entretien routier cette année, des concertations ont été organisées entre le Ministère des Travaux Publics et les communes en vue de la finalisation du programme 2018 d'entretien des routes communales.

Au regard de leur potentiel économique, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest occupent une place très importante dans la stratégie de développement du pays. Les chantiers routiers qui ont été achevés en 2018 dans ces régions sont : le bitumage des routes Ndop-Kumbo (50,5 km), deuxième voie d'accès à Bamenda (20 km), Kumba-Mamfé (150 km). Les travaux de réhabilitation qui portent sur les routes Yaoundé-Douala-Limbé-Idénau (N°3), Ekondo Titi-Mundemba-Isanguele-Akpwa (N°16) Kumbo-Ndu-Nkambe-Misaje (N°11), Misaje-Sabonguida-Frontière du Nigéria (N°11), Oku-Nkor-Misaje (N°11), Misaje-Weh (N°11), seront également achevés. De même que l'entretien des routes Bafut-Befang - Wum, ainsi que Dschang - Menji - Bakébé, que nous venons de visiter. Au niveau des études, les réceptions de ces dernières ont permi soit la réhabilitation complète, soit la construction des routes concernées.

 

Aménagement des bassins agricoles : Les routes qui font la fierté

Ces derniers mois, de nombreux chantiers routiers du ministère des travaux publics, ont été réceptionnés, faisant ainsi la fierté du gouvernement et des populations. Des routes, qui désenclavent par-dessus tout, les bassins de production agricole qui représentent un pan important du développement de l’économie du Cameroun et de la sous-région Afrique centrale. Parmi celles-ci on peut citer :

 

Route Olama – Bingambo (N22) : le taux de réalisation des travaux est de 85

Les travaux de construction de la section Olama-Bingambo, longue de 106 kilomètres sur la Nationale 22, sont en cours. L’entreprise Sogea Satom en charge des travaux, avec une avance de démarrage de 13 432 842 886 FCFA a presque achevé ses installations en attendant la libération totale de l’emprise du projet. Cette route a pour but de faciliter l’accessibilité au Port en eau profonde de Kribi. La construction de la route Olama-Bingambo a entre autres pour buts de contribuer à la croissance à travers le développement des infrastructures de transport, notamment routières ; d’améliorer la compétitivité des produits sur les marchés intérieur et extérieur, à travers la réduction des coûts généralisés de transport pour le trafic en provenance du sud Cameroun et des pays voisins, le désenclavement des zones de production et l'amélioration du niveau de vie des populations desservies ; de contribuer à l’aménagement du territoire et diminuer les coûts généralisés de transport (des services, environnementaux, d’exploitation), tout en facilitant l’accessibilité au Port en eau profonde de Kribi. Les travaux ainsi en cours devront s’achever le 25 juillet 2021.

 

MBAMA-MESSAMENA (38 km) et de 05 km de voirie à ABONG MBANG : Le taux d’exécution est estimé à 70,28%

Le nouveau projet de planning de l’entreprise en charge de la construction de la route Mbama-Messamena (38 km) et de l’aménagement de 05 km de voirie dans la ville d’Abong Mbang prévoit un achèvement des travaux au mois de février 2020. Le projet de construction de la route Mbama-Messamena (38km) a pour buts de désenclaver quelques bassins de production et de faciliter le déplacement des personnes et des biens dans la région de l’Est. Il prévoit pour un montant de 16,5 Milliards, l’aménagement de 05km de voirie dans la ville d’Abong-Mbang et englobe des travaux tels : l’installation de chantier ; les travaux préparatoires ; les terrassements ; l’exécution du corps de chaussée ; la construction des ouvrages d’assainissement ; le curage des fossés en terre et exutoire ; la démolition des ouvrages ; la construction des ouvrages de têtes et la réalisation des équipements et signalisation. Le coût des travaux s’élève à 25 845 842 856 FCFA TTC pour 850 322 636 FCFA TTC alloués à la surveillance et au contrôle de ces derniers, financés par le Budget d’Investissement Public.

 

Route Djoum-Mintom : réception définitive des travaux 

La région du Sud  vient d’être dotée de 105 km de route bitumée venant ainsi élargir le réseau des routes bitumées du Cameroun.  La route Djoum-Mintom rentre dans le cadre du projet d’aménagement de l’axe routier Ketta-Djoum phase 1  intégré dans le projet de facilitation du transport sur le corridor Brazzaville- Yaoundé sur la Nationale N°9. Entamé le 12  septembre 2011, date de notification de l’Ordre de Service de démarrage des travaux,   le tronçon routier Djoum-Mintom vient d’être définitivement réceptionné après la provisoire prononcée le vendredi 24 février  2017. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise MNO VERVAT BV et la maîtrise d’œuvre assurée par le Groupement Louis Berger/INGECAM. Pour améliorer les conditions de vie des populations riveraines de la zone du projet, le gouvernement a construit plusieurs infrastructures connexes à savoir : Un centre de santé intégré avec logement d’astreinte à Mekotto et la case de passage  au PK 157 ; la construction du poste de pesage, d’un poste de péage et d’un hangar de marché pour le commerce   au point kilométrique 155; la fourniture d’un poste de comptage automatique ;  la réhabilitation du centre de Santé le Bon Samaritain ; la construction de quinze (15) clôtures destinés aux écoles et hôpitaux ; la construction de 15 forages et 10 puits d’eau potable ;  la construction de 11 blocs de latrines dans les villages pygmées ;  l’aménagement de 57 pistes de collecte des produits vivriers ; la construction d’un hangar pour le stockage au village Pygmée Soulabot. Par ailleurs, pour lutter contre la pauvreté et mettre en place les activités génératrices de revenus, un important matériel destiné aux associations des femmes avait été remis aux maires de Mintom et de Djoum lors de la réception provisoire en 2017. Pour la mairie de Mintom, le matériel était constitué de 32 charrettes, 112 brouettes, 125 pelles bêches, 124 pelles rondes et  une moto. Concernant la mairie de Djoum,  le matériel était composé de 29 charrettes, 112 brouettes, 124 pelles bêches, 125 pelles rondes, 09 machines à coudre, 10 tables rondes  et  une moto. Cet important axe routier vient substantiellement rehausser les conditions de vie des populations des différentes localités traversées par la zone du projet.

Actuellement, les travaux d’aménagement de la phase II du projet Mintom-Lélé et lélé Ntam-Mbalam sont en cours d’exécution. Pour le lot1, Mintom-Lélé long de 67.5 kilomètres, le taux d’exécution est de 35% en cette fin du mois de juillet 2019  et 24%  pour le lot2, lélé Ntam-Mbalam 53 Km.

Pour rappel, la réalisation des projets suscités rentre dans le cadre du projet d’aménagement du corridor Yaoundé-Brazzaville. Le désenclavement de cette zone va à coup sûr, favoriser le développement économique avec non seulement, l’écoulement des produits agricoles, mais également, faciliter l’intégration sous régionale.

 

Route manki pont de la mapé : la réception provisoire prononcée le 11 juillet 2019

  1. 795 kilomètres de route bitumée viennent s’ajouter au réseau routier national. La route Manki – Pont de la MAPE rentre dans le cadre du projet d’aménagement progressif de l’itinéraire FOUMBAN – TIBATI – FEBADI – NGAOUNDERE long de 538 km en passant par BANYO. L’axe routier situé dans la Région de l’Ouest, Département du Noun, provisoirement réceptionné permet de relier  les régions du Centre à celle de l’Adamaoua en passant par l’Ouest, l’objectif étant d’améliorer substantiellement le niveau de service de nos routes et les conditions de vie des populations.

A coup sûr, cet axe routier va faciliter les échanges entre le Nord et le Sud du pays étant donné que cette route permet également de relier directement le département de Kumbo dans la région du Nord-Ouest au département du Noun et partir de cet itinéraire rejoindre la région de l’Adamaoua.

 

Mintp : des mesures pour faciliter les échanges intra régionaux

Il s’agit pour gouvernement camerounais,  de limiter les tracasseries que subissent les transporteurs routiers sur les trajets. Ces tracasseries  font dépenser trimestriellement plus de 300 millions de FCFA, soit un peu plus de 1,2 milliard de FCFA par an, selon les syndicats. Une situation qui tient à cœur des partenaires au développement, en l’occurrence, la Banque mondiale (BM) et l’Union européenne (EU) qui ont émis le vœu de voir les dirigeants de la sous-région y apporter des solutions appropriées. Par ailleurs, il a été décidé de faire l’audit des équipements de mesures pour s’assurer de leur fiabilité, la réduction des pesées dans les stations fixes, mais aussi de la conformité, de la légalité ainsi que de la sécurité de toutes les opérations de pesage.

Le stationnement des camions sur les routes dans les villes de Garoua- Boulai, Bonis, Ndjore et biens d’autres localités situées sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui est devenu courant. Afin de limiter les tracasseries que subissent les transporteurs routiers sur ces trajets, le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi a souvent interdit l’opération de pesage  sur ces axes. Cette opération étant devenue un moyen de corruption pour certains agents véreux du Mintp, il s’agit d’y voir plus clair. Ainsi, plus question de retenir un chauffeur pendant des jours pour défaut de payement de frais de surcharge.

Concernant le comportement répréhensible des agents du Mintp, ceux identifiés seront toujours convoqués afin que les responsabilités soient établies.

 

Sources:

- Site web Mintp / Investir au Cameroun

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