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Lors du dernier jour du sommet, les pays participants ont proposé de débloquer 20 millions d'euros pour aider le Brésil à lutter contre les feux qui ravagent la forêt amazonienne. Une aide d'abord acceptée, puis refusée, avant d'être de nouveau acceptée par Jair Bolsonaro.

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Le G7 avait fait des incendies en Amazonie l'un des enjeux clés de son dernier sommet. Lundi, les sept pays participants se sont ainsi mis d'accord sur une aide d'urgence de 20 millions d'euros à destination du Brésil, principalement pour y envoyer des avions bombardiers d'eau pour tenter d'éteindre les flammes.

Une aide à moyen terme concernant la reforestation devrait par ailleurs être discutée fin septembre lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Mais Jair Bolsonaro et son gouvernement ont régulièrement changé d'avis ces derniers jours quant à la réponse à apporter face à ces propositions venues de l'étranger.

  • Acte 1: le Brésil juge d'abord l'aide "bienvenue"

Avec plus de 1000 nouveaux départs de feux avaient été recensés dans la forêt amazonienne dimanche, les 20 millions d'euros débloqués par les pays du G7 apparaissaient comme une première solution pour tenter d'étouffer les incendies. Le ministre de l'Environnement brésilien, Ricardo Salles, avait d'ailleurs jugé que cette aide d'urgence était la "bienvenue".

Le membre du gouvernement avait pourtant, quelques jours plus tôt, minimisé l'ampleur du problème dans la forêt. Ricardo Salles avait dénoncé début août des "interprétations sensationnalistes" des médias après la publication de données confirmant une forte augmentation de la déforestation en Amazonie.

  • Acte 2: Jair Bolsonaro refuse finalement les 20 millions d'euros

Quelques heures après l'annonce de l'offre du G7, le chef du cabinet de Jair Bolsonaro est venu contredire les déclarations du ministre de l'environnement brésilien. "Nous remercions, mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe", a déclaré Onyx Lorenzoni, se permettant au passage d'ironiser en comparant les incendies en Amazonie à celui de Notre-Dame.

Ce rejet de l'aide internationale a notamment été justifié par Jair Bolsonaro et son chef de cabinet par un refus de voir les puissances du G7 - particulièrement la France d'Emmanuel Macron - jouer un rôle "colonialiste" en aidant à éteindre les feux en Amazonie. 

"Il (Emmanuel Macron, ndlr) a beaucoup à faire chez lui et dans les colonies françaises, a déclaré Onyx Lorenzoni. Le Brésil est une nation démocratique, libre et n'a jamais eu de comportements colonialistes et impérialistes comme c'est peut-être l'objectif du Français Macron. D'ailleurs, avec un fort taux interne de rejet."

Jair Bolsonaro a quant à lui fait par de son refus des 20 millions d'euros dans un tweet:

"Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une 'alliance' de pays du G7 pour 'sauver' l'Amazonie, comme si c'était une colonie."

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