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A l’occasion de la  13e journée internationale  tolérance zéro aux mutilations génitales féminines, la ministre de la promotion de la femme et de la famille donnait un point de presse au sein de son département ministériel ce 06 février. Au cours de cette rencontre entre la MINPROFF et les hommes de médias, Marie Thérèse ABENA ONDOA a indiqué que cette fois-ci, l’accent sera mis sur la prise de conscience collective et la sensibilisation.

 

PHOTO ABIBA

 

Au Cameroun, on trouve trois formes de mutilation génitales féminines à savoir la clitoridectomie, l'excision et l'infibulation. Cette pratique est surtout répandue dans les régions du Nord, de l'Est et du Sud-Ouest. Dans ces régions, cette pratique  toucherait 100 % des filles musulmanes et 63,6 % des filles chrétiennes. Selon Amnesty International, une section nationale du Comité interafricain (CIAF) sur les pratiques traditionnelles ayant un effet sur la santé des femmes et des enfants a été mise en place en 1992 et, cette organisation bénéficie d'un appui du gouvernement. Pourtant ce fléau persiste dans plusieurs pays notamment le Cameroun où le taux de prévalence  est de 1, 4% sur l’ensemble du territoire national et de 20%  dans les zones foyers selon EDM-MICS 2011.

Le Cameroun qui  est signataire de plusieurs conventions internationales visant à promouvoir les droits des femmes et des filles, notamment la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), la Convention relative aux droits de l'enfant, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et la Charte africaine des droits de l'enfant, est déterminé à mettre fin à ce fléau qui affecte la santé sexuelle et reproductive de la fille et de la femme. Et, ceci passera selon le thème choisi pour cette treizième édition, par, l’information et la formation  des filles et garçons afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro aux mutilations génitales féminines.  Dans cette perspective, le gouvernement a déjà mené plusieurs actions de sensibilisation et de plaidoyers au cours des 10 dernières années. Il faut aussi souligner la mise en place des comités locaux de lutte contre le fléau dans les zones foyers et la prise en charge intégrée, multisectorielle et coordonnée du phénomène. Des actions qui certes, ont déjà porté des fruits, mais qui ne suffisent pas toujours. Il faut quand même dire que  le combat de cette pratique reste difficile quand on sait que le gouvernement réprime cette pratique, mais ne l’interdit pas.  Il est connu de tous que l’article 272 du code pénal camerounais dispose, qu’est puni d’un emprisonnement allant de 10 à 20 ans pour quiconque « Procède à une mutilation de l’organe génital d’une personne quel que soit le procédé ».  

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