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Le collectif des associations et syndicat des artistes camerounais, membres de la SONACAM, conduit par Ledoux Marcellin, a organisé un mouvement de protestation pacifique ce jeudi 16 janvier 2020, contre la gestion financière du Président de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective du droit d’auteur (CCOGC), Effoudou Mpande Gilles Serge, à l’immeuble siège de Yaoundé.

 

photo auteurs

 

Après toutes les frustrations enregistrées lors de la récente répartition inter-sociale du 03 décembre 2019, pendant laquelle les artistes musiciens ont reçu les minables sommes de 25 000 FCFA chacun, la tension sociale a repris une fois de plus son envol dans le secteur de la gestion du droit d’auteur de l’art musical. Les accusations de toutes natures volent en l’éclat, et les artistes veulent voir plus clair sur la gestion de leur argent bloqué depuis des années à cause de ces interminables batailles juridiques, depuis l’époque de la Cmc avec Sam Mbende, de la Socam avec Odile Ngasca, jusqu’à la Sonacam aujourd’hui, avec Sam Fan Thomas.

Ayant constaté un certain nombre de disfonctionnement dans la gestion de leurs droits, le Collectif des associations et syndicat des artistes camerounais, qui regroupe en son sein plus d’une dizaine d’associations, parmi lesquelles le MCGC de Ledoux Marcellin, le Comité des sages de la musique Camerounaise de Atangana Quelqu’un, l’Approvecam de Ngayemspir l’allumeur, le MGC-Balafon de Désiré Olomo, ou encore l’ASARO de Majesty Pasto, a décidé de faire entendre sa voix, pour dénoncer ce qu’il appelle basses manœuvres de déstabilisation du processus d’assainissement engagé dans le secteur de l’art musical, avec notamment la violation des textes sur la répartition des droits entre les différentes sociétés de gestion collective (Sociladra, Socadap, Socidrap, Sonacam…), l’immixtion régulière dans la gestion quotidienne des OGC et des forts soupçons de détournement de 40 millions de FCFA lors des dernières répartitions, en plus des 617 millions dans le compte du trésor public, pour les droits de répartition, selon les précisions de Ledoux Marcellin. Des correspondances y relatives ont d’ailleurs été envoyées à la fois au Ministre des Arts et de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Mkpwatt, au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, et au Chef de l’Etat.

Fort de cette impasse suicidaire pour l’avenir du droit d’auteur camerounais, le collectif appelle de ce fait le Président de la République, S.E. Paul Biya, au secours. Et exige le limogeage immédiat et sans condition du Président, Effoudou Mpande Gilles Serge, qui semble ne plus garantir la sauvegarde des intérêts des artistes musiciens camerounais.

En cette veille des élections législatives et municipales du 09 février prochain, ce mouvement d’humeur des artistes musicien, descendu dans la rue avec l’animation de tout un orchestre de balafons, a mobilisé l’attention des forces de sécurité, et surtout de la presse nationale et internationale. Alerté certainement par ces feux de projecteurs, le Secrétaire permanent de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective du droit d’auteur (CCOGC), Monsieur Obama, qui est en réalité l’organe technique, est venu à la rencontre de ce Collectif, pour examiner dans le fond l’ensemble de leurs revendications. Et à cet effet, une séance de travail a été programmée pour le lundi 20 janvier prochain à 14h.

Comme pour dire que le droit d’auteur camerounais de l’art musical est en très loin de cette sortie de crise, tant souhaitée par les créateurs des œuvres de l’esprit, qui en attendant, se meurent à petit feu, sous le poids de la pauvreté et de la misère. Et pourtant la société toute entière vibre et danse aux rythmes de leurs décibels.

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