• Lutte contre le coronavirus
    Ferdinand Dzou arrose Febe village de donsLire l'article ...
  • Tragédie de Ngarbuh
    L’Upc réaffirme son soutien à l’armée camerounaiseLire l'article ...
  • Lutte contre le covid-19
    Nestlé offre un don d’une valeur de 133 millions de FCFA au CamerounLire l'article ...
  • Revue des projets routiers du Sud
    Malgré le Coronavirus les chantiers avancentLire l'article ...
  • Hôpital militaire de Yaoundé
    Sat-Pharma offre un ISO-POD pour le Covid-19 Lire l'article ...
  • Lutte contre le Coronavirus au Cameroun
    La société SAT-PHARMA s'équipe d'un matériel médical de pointe Lire l'article ...

Léon Amala brooks, le représentant de group five/Intertoll Africa Limited au Cameroun, voit toujours un acte de corruption,  dans le choix du gouvernement camerounais d’accorder le contrat de construction des 14 postes de péage au groupement français Razel  Bec/société Egis Projects. Il n’entend d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin, une conférence de presse est prévue à cet effet pour mettre en lumière les zones d’ombre dans cette affaire.

PHOTO AMALA

 

La signature du contrat initialement prévue le 11 mars dernier entre le ministère des travaux publics et le groupement adjudicataire a été avortée.  Pour cause, le sud-africain Intertoll a manifesté son mécontentement face à la décision du gouvernement camerounais d’accorder le contrat de réalisation de la construction des 14 postes de péage automatique. Une polémique  qui a emmené le maitre d’ouvrage à annulé ladite signature de convention. Le ministre des travaux publics a par la suite reçu en audience Léon Amala brooks le 16 mars, accompagnée de son collège d’avocats.

De cette audience, il ressort d’après le directeur général des études techniques que, le contexte d’analyse des dossiers a été encadré par les experts des services du premier ministère et le conseil  d’appui  à la réalisation des contrats de partenariat (carpa). Avec l’appui des explications du directeur général, le contrat pour la construction des 14 péages n’a pas été accordé au consortium sud-africain « en raison  du coût du projet et des besoins en financement. Nous sommes passés à une procédure d’appel d’offre à un projet en partenariat public-privé ». Selon le dag, les procédures ont été conduites de manière transparente, et, l’offre du requérant était la plus élevée en termes d’exploitation. Selon un responsable du ministère des travaux publics, « l’offre du soumissionnaire déçu était de loin supérieure aux offres concurrentes. On parle d’un montant de 38 milliards FCFA de bénéfice à l’exploitation qui s’est avéré « très cher payé ». Exactement 11 milliards de différence avec l’offre  des concurrents.

peage

Autant d’explications mises en avant par le gouvernement camerounais, mais qui ne convaincs pas Léon Amala Brooks. Le camerounais qui dit avoir sacrifié  beaucoup pour ce projet, n’entend pas les raisons sus évoquées. Pour lui, c’est Egis  Projects qui a réalisé les études. Et, c’est elle qui s’est alliée à Razel-Bec pour gagner le marché proprement dit. Or, selon le code des marchés publics, article 198, il est dit que « les consultants ayants contribués à l’élaboration d’un dossier de consultation ne peuvent participer à la dite consultation ». Le ministère des travaux publics précise à cet effet que «  c’est le groupement Egis Cameroun/Egis international qui a réalisé les travaux. Il s’agit ici de l’association de deux soumissionnaires pour gagner le contrat ». À ce sujet, un article publié dans le site web application Opéra News fait état de ce que les avocats du  soumissionnaire déçu  auraient demandé pardon au cours de l’audience accordée par le Mintp. Une information que Léon Amala dément formellement. Il entend d’ailleurs poursuivre cette affaire. Il a déjà saisi la Conac, l’Armp et le Minmap. Il prévoit d’ailleurs si rien n’est fait, donner une conférence de presse pour donner sa version des faits dans cette affaire.

Il faut souligner qu’en postulant à la réalisation de ce projet, le sud-africain avait déjà l’idée d’un partenariat sud-sud. Un contrat avec l’opérateur de téléphonie mobile Mtn Cameroun avait été en 2018, pour que les paiements  aux postes de péage automatique se fassent  via le mobile money. Au final, c’est l’offre du groupement d’entreprises françaises qui a été choisie par les autorités camerounaises. Léon Amala qualifie ce système de corrompu.

Il faut souligner qu’il s’agit des postes de péage de Nsimalen, Mbankomo, Tiko, Edéa, Boumnyebel, Bayangam, Bafia, Mbanga, Mandjo, Bandja, Matazem, Nkometou, Foumbot et Bafou. D’après les estimations, les postes visés par le processus de modernisation  produisent à eux seuls environ 75% des recettes globales issues du péage routier. La construction des postes s’est imposée comme une solution face à la fraude  sur les redevances de péage observée sur certaines routes bitumées du réseau routier national, laquelle fait perdre  environ 50% des recettes à l’Etat. En attendant la signature du contrat proprement dit, Léon Amala et son collège d’avocats, travaillent d’arrachepied pour que justice soit faite.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

- POLITIQUE

- ÉCONOMIE

- SPORT

- CULTURE

- SOCIÉTÉ

- T.I.C

DIASPORA

- AFRIQUE

- INTERNATIONALE